Mesurer sur le plan, pas sur une règle et un carnet
Le takeoff est l'étape où une soumission se gagne ou se perd : c'est là que le dossier devient des quantités. Quentis vous fait tracer directement sur le plan, garde la trace de chaque mesure, et recalcule le prix pendant que vous travaillez.
Qu'est-ce qu'un takeoff, concrètement
Le takeoff — ou métré — consiste à extraire d'un plan les quantités nécessaires au chiffrage : mètres linéaires de conduit, superficie de gypse, nombre de luminaires, volume de béton. Traditionnellement, cela se fait à la règle d'échelle sur un plan imprimé, ou au surligneur sur un PDF, avec les totaux reportés à la main dans un chiffrier.
Ce n'est pas le calcul qui coûte cher, c'est tout le reste : le report à la main, la révision quand un addenda change une zone, et surtout l'impossibilité de répondre six semaines plus tard à la question « d'où vient ce 340 mètres ? ». Un takeoff logiciel ne mesure pas mieux qu'un bon estimateur. Il retient ce que l'estimateur a fait.
La calibration décide de tout
Une mesure sur un plan ne vaut que par son échelle. Un PDF réduit, une feuille scannée de travers, une révision réimprimée à 94 % : l'échelle imprimée sur le cartouche ne correspond plus à rien, et toutes les quantités qui en découlent sont fausses — sans que rien ne le signale.
Quentis vous fait donc calibrer chaque feuille sur une cote connue avant d'autoriser la moindre mesure, puis conserve cette calibration comme une décision validée, rattachée à la feuille. Une feuille non calibrée ne produit pas de quantité approximative : elle ne produit rien du tout, et le dit.
C'est une règle de fond du produit : une donnée inconnue reste inconnue. Quentis ne remplace jamais une valeur manquante par zéro ni par une estimation silencieuse — parce qu'un zéro se glisse dans un total sans qu'on le voie, et qu'une case vide, elle, se remarque.
Trois gestes, trois natures de quantité
Tracé polyligne pour les conduits, les fils, les plinthes, les murs. Chaque segment reste modifiable point par point.
Polygone fermé pour le gypse, le revêtement, la toiture, les planchers. Le total se met à jour au déplacement d'un sommet.
Un point par occurrence — prises, luminaires, têtes de gicleurs, portes. Le compteur monte à mesure que vous cliquez.
Chaque tracé appartient à un article, et chaque article à son prix. Le montant se recalcule pendant que vous tracez : vous voyez l'effet d'une zone sur le total avant même d'avoir fini la feuille, ce qui change la façon de discuter d'une variante avec un client.
Le comptage de symboles
Sur un plan d'électricité ou de mécanique, l'essentiel du travail n'est pas de mesurer : c'est de compter des symboles identiques, feuille après feuille, sans en sauter et sans en compter deux fois. C'est l'étape la plus longue et la plus ingrate de l'estimation, et celle où la fatigue coûte le plus cher.
Quentis repère les symboles sur la feuille et les met en surbrillance, avec le compte par type. Vous gardez la main de bout en bout : on ajoute une occurrence oubliée, on retire une fausse détection, on renomme un type. La correction manuelle n'est pas un rattrapage d'échec — c'est le geste normal, et il est conservé.
La feuille qui part sur le chantier
Un takeoff sert au bureau, mais le plan annoté finit souvent sur le chantier. Quentis produit une feuille de tracé redessinée à la résolution d'origine, lisible imprimée en grand format, avec les annotations et les cotes — et sans aucun prix.
Ce n'est pas un détail de mise en page. Une feuille qui circule sur un chantier passe entre beaucoup de mains, y compris celles d'autres corps de métier. Vos prix négociés n'ont rien à y faire. Le bureau chiffre, le terrain exécute, chacun sa feuille. Export en PDF ou en PNG.
Chaque chiffre reste défendable
La question qui arrive toujours, en réunion de chantier ou en réclamation, c'est « d'où sort ce montant ? ». Dans Quentis, une ligne de devis remonte à sa source : la feuille, la zone tracée, la calibration utilisée, et la personne qui a validé. Vous n'avez pas à retrouver le raisonnement — il est encore là.
Ce que Quentis ne fait pas
Quentis ne décide pas à votre place. Il ne choisit pas un produit, ne comble pas une quantité manquante, n'arrondit pas un total pour qu'il tombe rond. Il prépare, il compte, il conserve ; l'estimateur valide chaque ligne. Un logiciel qui chiffrerait tout seul produirait un montant que personne ne pourrait défendre — ce qui est exactement ce dont vous n'avez pas besoin devant un donneur d'ouvrage.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un takeoff et une estimation ?
Le takeoff produit les quantités : combien de mètres, de mètres carrés, d'unités. L'estimation transforme ces quantités en montant, en y ajoutant les prix de matériaux, la main-d'œuvre, les assemblages, les risques et la marge. Quentis couvre les deux, mais ce sont deux étapes distinctes — et le takeoff doit être juste avant que l'estimation ait un sens.
Faut-il calibrer chaque feuille du dossier ?
Oui, chaque feuille sur laquelle vous comptez mesurer. Deux feuilles d'un même dossier peuvent avoir été imprimées à des échelles différentes, ou l'une numérisée et l'autre native. Quentis n'autorise pas de mesure sur une feuille non calibrée, plutôt que de rendre une quantité fausse sans le signaler.
Peut-on corriger un comptage de symboles automatique ?
Oui, et c'est prévu ainsi. Les occurrences détectées sont mises en surbrillance ; vous en ajoutez une oubliée, vous en retirez une erronée, vous renommez un type. Vos corrections sont conservées : c'est votre comptage, pas celui de la machine.
Le plan annoté envoyé au chantier contient-il les prix ?
Non, jamais. La feuille de tracé destinée au terrain porte les annotations et les cotes, sans aucun montant. Elle circule sur le chantier, souvent entre plusieurs corps de métier : vos prix négociés restent au bureau.
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